Systèmes complexes en sciences sociales

Année 2020/2021

Henri Berestycki (directeur d’études à l’EHESS)
Jean-Pierre Nadal (directeur d’études à l’EHESS et directeur de recherche au CNRS)

Le séminaire « Systèmes complexes en sciences sociales » se tient (sauf mention contraire) tous les 2ème et 4ème vendredis de cette année 2020-2021, à partir du 13 novembre (voir le site de l’Ehess), à 15h00.
Pour la période actuelle (covid-19), séminaire en visio-conférence exclusivement.
La participation est libre. Cependant, pour nous permettre de disposer de la liste des participants, merci de vous inscrire sur Listsem, ceci pour chaque séance (pour choisir directement le bon séminaire sur Listsem, mettre : UE 357 (avec un espace entre UE et 357).
Le lien avec le code d’accès est envoyé à tous les inscrits de la séance concernée.
L’annonce du séminaire est diffusée sur les listes ehess : vie-scientifique, cams-infos, humanict.
Contact : jpnadal@ehess.fr

Présentation générale du Séminaire sur le site de l’EHESS, ici.

Jumelage :
Cette année, notre séminaire est couplé au séminaire du même nom, Systèmes complexes en sciences sociales, qui a lieu à Toulouse et en visio-conférence, organisé par Michel Grossetti (CNRS & EHESS) et Bertrand Jouve (CNRS), labex SMS (Structuration des mondes sociaux), programme ici (séances des vendredis : 6 novembre, 18 décembre, 12 février).

A venir, séances actuellement programmées :
prochaine séance, 8 janvier 2021, voir ci-dessous ;
22 janvier, Imke Mayer, CAMS, exposé sur l’inférence causale (thème également abordé lors de notre première séance de cette année) ;
12 février, Pedro Ramaciotti, Medialab, IEP, exposé sur l’analyse des préférences politiques à partir de données issues de réseaux sociaux ;
19 février (séance du 26 avancée au 19), Gaël Giraud, CNRS & Georgetown University, « Economic impacts of a glacial period: a thought experiment to assess the disconnect between econometrics and climate sciences » ;
12 mars, TBA ;
26 mars, Luc Behagel, PSE – Ecole d’économie de Paris, INRAE, exposé sur le marché de l’emploi.

  • Vendredi 8 janvier 2021, 15h en visio-conférence.

    Odile PLATTARD
    Architecte diplômée d’Etat, spécialisation Prévention des risques majeurs
    ATER à l’Institut d’Urbanisme et de Géographie Alpine, Université Grenoble-Alpes
    Chercheuse associée – UMR 8504 Géographie-cités & UMR 5194 Pacte

    Exposé sur des modèles multi-agents pour améliorer les plans d’évacuation de ville du littoral en cas de séisme combiné à un tsunami (Prix de thèse Systèmes complexes 2020).

    Repenser l’évacuation d’une population littorale en milieu urbain dans un contexte multi-risques

    Résumé : Cet exposé questionne l’évacuation piétonne d’une population littorale en milieu urbain en cas de tsunami et séisme à travers l’implémentation d’un modèle multi-agents spécifié pour deux communes du littoral.
    L’aléa tsunami, premièrement considéré dans ce travail, est engendré par un évènement précurseur qui est, dans la majorité des cas, un séisme, aléa deuxièmement pris en compte. Deux sites d’études ont été considérés : Saint-Laurent-du-Var et Syracuse, car ils présentent des configurations d’exposition de leur espace urbain et de stratégies d’évacuation de la population différentes.
    L’espace urbain est au cœur du questionnement de ce travail. Premièrement, à travers l’influence que la lisibilité du milieu urbain peut avoir sur une évacuation piétonne. Deuxièmement, à travers la prise en compte du contexte multi-risques et des dommages d’un séisme précurseur sur les constructions, en questionnant la praticabilité des itinéraires d’évacuation en milieu urbain.
    J’introduirai le modèle STEP (Seisme Tsunami Evacuation Population), un modèle hybride alliant le multi-agents et les automates cellulaires et implémenté sur la commune de Saint-Laurent-du-Var. Son environnement est construit à partir des données géographiques de terrain (topographie, bâtiments). Le tsunami est implémenté à partir des données issues de simulation d’évènements de référence. La lisibilité de l’espace urbain est construite à travers la mise en place de zones de non-visibilité des zones refuge générée en fonction de leur hauteur et de celle des bâtiments. La praticabilité de l’espace urbain se traduit par la mise en place d’une probabilité d’effondrement des constructions en fonction de l’intensité sismique ; les débris peuvent obstruer les rues, obligeant les individus à trouver un autre itinéraire jusqu’aux zones refuge. Trois scénarios principaux ont été mis en place, se basant sur des évènements de références et explorés par variation des paramètres liés aux agents et zones refuge ; ces trois scénarios principaux font varier la lisibilité (hauteur des zones refuge) et la praticabilité (effondrement lié au séisme) de manière indépendante afin de mieux en percevoir les effets sur les résultats.

    Pour se connecter, rappel :
    La participation est libre. Cependant, pour nous permettre de disposer de la liste des participants, merci de vous inscrire sur Listsem
    Le lien avec le code d’accès sera envoyé à tous les inscrits (dernier envoi vendredi 14h).
    L’annonce du séminaire est diffusée sur les listes ehess : vie-scientifique, cams-infos, humanict.
    Contact : jpnadal@ehess.fr

  • Vendredi 18 décembre, 13h – 15h en visio-conférence – Séance organisée par le labex SMS, Toulouse.

    Séance organisée par nos partenaires toulousains,
    thème de la séance : « des outils innovants pour la modélisation interdisciplinaire ».

    * 13h-14h : Adrien BARTON (Chercheur CNRS, IRIT, Toulouse) « Comment articuler des données de domaines différents ? L’apport de l’ontologie appliquée »

    * 14h-15h : Benoit CHEVALLIER (Enseignant-Chercheur, IMT, Toulouse) « Dimensions sensibles, dimensions intelligibles »

    programme détaillé ici.

    Le lien de connexion a été diffusé sur les listes vie-scientifique (EHESS), cams-infos, humanict, et la liste de diffusion du labex SMS.
    Pour cette séance, contact : Bertrand Jouve, jouve@univ-tlse2.fr

  • Vendredi 27 novembre, 15h en visio-conférence – Séance coorganisée avec l’ISC-PIF.

    Vincent VERBAVATZ
    Institut de Physique Théorique, CEA & résident à l’ISC-PIF

    L’équation de la croissance urbaine

    L’exposé sera en Français (contrairement à ce qui avait été annoncé initialement).
    Résumé : La modélisation de la dynamique de population des villes est au cœur de toutes les études urbaines. L’une des questions les plus débattues est celle de l’origine de la différence du nombre d’habitants d’une ville à l’autre et de l’occurrence statistique des mégalopoles. Jusqu’ici, la distribution des populations semblait pouvoir être décrite par un principe universel connu sous le nom de loi de Zipf. Philosophiquement, ce principe revenait à supposer que le hasard des chocs de naissances ou de migrations entraînait l’inévitable inégalité des villes : certaines villes réussissent et d’autres non.

    Pourtant, ce modèle a été empiriquement remis en cause depuis quelques années. Il n’est notamment pas capable d’expliquer les variations relativement fréquentes des rangs des villes et des civilisations. Dans cette présentation, j’introduirai une nouvelle équation stochastique pour modéliser la croissance de la population dans les villes. Ce modèle révèle que ce sont les chocs migratoires interurbains, rares mais majeurs, qui dominent la croissance des villes. Cette équation prédit une forme complexe pour la distribution des populations des villes et montre que, en raison d’effets de temps fini, la loi de Zipf ne tient pas en général, ce qui implique une organisation plus complexe de la hiérarchie des villes. Elle prédit également l’existence de multiples variations temporelles dans le rang des villes, en accord avec les observations. En particulier, la réussite des villes s’explique davantage par des chocs extérieurs, éventuellement induits et maîtrisables (politiques publiques de planification urbaine ou de développement) que par l’accumulation d’effets strictement aléatoires.

    English version:
    The growth equation of cities

    Abstract: Modelling the population evolution of cities is at the core of all urban studies. Quantitatively, the most fundamental problem is to understand the hierarchical organization of city population and the statistical occurrence of megacities. This was first thought to be described by a universal principle known as Zipf’s law; however, the validity of this model has been challenged by recent empirical studies. A theoretical model must also be able to explain the relatively frequent rises and falls of cities and civilizations.
    In this talk I will introduce a new stochastic equation for modelling population growth in cities, constructed from an empirical analysis of recent datasets (for Canada, France, the UK and the USA). This model reveals how rare, but large, interurban migratory shocks dominate city growth. This equation predicts a complex shape for the distribution of city populations and shows that, owing to finite-time effects, Zipf’s law does not hold in general, implying a more complex organization of cities. It also predicts the existence of multiple temporal variations in the city hierarchy, in agreement with observations.

    Ref.: Verbavatz, V., & Barthelemy, M. (2020). The growth equation of cities. Nature, 587, 397–401.

    Pour cette séance la logistique est assurée par l’ISC-PIF. Le lien de connexion sera : :
    https://iscpif.fr/evenements/online-seminar-the-growth-equation-of-cities-verbavatz-barthelemy
    La participation est libre. Cependant, pour nous permettre de disposer de la liste des participants, merci de vous inscrire sur Listsem https://listsem.ehess.fr/

  • Vendredi 13 novembre, 15h en visio-conférence.

    Michèle SEBAG
    Directrice de recherche au CNRS, Laboratoire de Recherche en Informatique, Université Paris Saclay

    Observational causal modeling. Analyzing the relationship between quality of life at work and firm profitability.

    Abstract: The increasing pressure toward transparent, explainable and accountable reasoning in Artificial Intelligence has caused renewed attention to be given to causal models.
    While the royal road toward establishing causal relationships is based on randomized controlled experiments, these might be subject to severe ethic or feasibility restrictions, or too costly in some domains.
    Observational causal modeling aims to exploit existing data (usually gathered for other purposes) to investigate the presence of causal relationships among variables.
    We will present a new approach based on adversarial generative models – a class of machine learning models in which learning is done through the competion between two neural networks. We will illustrate this approach on a use case, exploiting data provided by SECAFI (a society approved by the French Ministry of Labour for occupational health missions).

    Joint work: Diviyan Kalainathan, Olivier Goudet, David Lopez-Paz, Isabelle Guyon.

    Slides here: Part 1, Part 2

    Pour se connecter :
    merci de vous inscrire sur Listsem https://listsem.ehess.fr/
    Le lien avec le code d’accès sera envoyé à tous les inscrits.
    L’annonce du séminaire est diffusée sur les listes ehess : tlm, cams-infos, humanict.
    Contact : jpnadal@ehess.fr


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